Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...
Quelquefois, si je savais lire dans les yeux, j’aurais bien peur d’y voir écrit :
Gringo à la peau blanche, le soleil ne brille pas chez toi, c’est le cadeau du ciel à nous les pauvres.
Gringo aux yeux de serpent, qu’est-ce que tu regardes ? C’est notre intimité, nous n’avons que notre image et tu la voles d’un cliché argentique.
Gringo au cœur de pierre, tu brandis tes dollars comme un passeport pour notre famille, d’une annonce tu séduis les simples, mais ceux qui savent ne sont pas dupes.
Gringo tu épies tous nos gestes, nous ne sommes ni voleurs, ni assassins, mais ton mépris est comme un fer rouge sur la peau, jamais il ne s’effacera de notre fierté.
De loin tu gâches notre paysage et de près tu brilles comme un hameçon, mais jamais nous ne nous laisserons attraper ; tu es si terne. Tu ne te doutes pas qu’au même instant le poisson c’est toi, et d’un gracias maladroit, tu nous remercies de t’avoir encore blousé !
Gringo on t’a construit un monde rien que pour ton fric, cela s’appelle Gringoland, avec plein de Gringocaro, de Gringomarket et de Gringotours.
Et si tu ne comprends pas la langue, d’un jeu de mot tu es le dindon de la farce, reste chez toi, nous vivons bien sans toi, Gringo nous ne t’aimons pas.
Gringo, gringo, gringo, la vérité sort de la bouche d’un enfant.
Mickey ParSi(s)Parla