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Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...

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Echec scolaire.

L’échec scolaire ne laisse pas grand monde indifférent, des politiques au particulier, il est sujet de débats, et tour à tour, tous les acteurs se retrouvent mis en cause : l’état, le ministre et ses réformes, les programmes trop lourds et les théoriciens défendant leurs théories, les professeurs, les parents, les enfants, la société, la génétique, les nouvelles technologies, l’époque, les classes sociales, les moyens financiers alloués, etc. Tout dépend de là où nous plaçons, là où nous sommes et de quelle manière nous sommes impliqués. L’échec scolaire en France est un sujet d’autant plus sensible que des évaluations internationales n’épargnent pas notre orgueil en soulignant que notre école est performante dans ce domaine. Du coup cela nous oblige à admettre qu’il est possible de mieux faire, quel que soit la ou les raisons à cet échec, puisque d’autres pays y parviennent. Ce ne serait donc pas une fatalité. Une quinzaine de pourcent d’élèves en situation d’échec scolaire est devenu lourd à porter, surtout que la situation ne semble pas être sur la voie de l’amélioration, bien au contraire. Quinze pourcent, sur une classe de 30 élèves cela représente environ cinq élèves (plus cinq autres élèves encore en difficulté). Que doit-on dire maintenant à ces cinq élèves à qui ont a répété depuis quelques années, que la situation était fichue ? Finalement ce n’était peut-être pas parce que tu manques d’intelligence, ou encore parce que tu n’es pas né au bon endroit, dans la bonne famille, il se peut que tu réussisses quand même… Faut-il encore décider d’un taux d’échec acceptable, pourquoi pas cinq pourcent comme pour le plein emploi… ?

Alors peut-être que c’est la faute des familles qui apportent trop ou trop peu, la faute de l’enfant qui est trop ou trop peu doué, que c’est la faute des professeurs qui sont trop ou trop peu exigeants et sévères, conservateurs ou progressistes, à l’écoute de l’enfant ou à la course au programmes, la faute de trop ou trop peu d’évaluation, la faute des programmes trop lourd où mal adaptés, des méthodes trop traditionnelles ou trop naturalistes, des réformes trop molles ou trop dures, des ressources trop justes ou trop mal utilisées, des politiques trop ou trop peu impliqués, des disparités socio-économiques trop importantes, des évolutions technologiques et intergénérationnelles trop ou trop peu prises en compte, etc.

Alors d’un côté on a un enfant avec son bagage génétique, culturel, sa réalité socio-économique, ses expériences et ses acquisitions, sa personnalité et ses dons, sa maturation, son futur et de l’autre nous avons la famille, l’état, le corps enseignant, les méthodes pédagogiques, les philosophies éducatives, la culture, l’économie, le monde professionnel, l’histoire, les sciences, les politiques, et au milieu nous avons une école où les professeurs et les élèves se rencontrent. Si l’on considère l’école simplement comme une étape de la vie, entre l’enfance et l’âge adulte, on ne peut plus imaginer dire à un enfant stop, tu as échoué. On se doit de donner à chaque enfant le droit de réussir, aussi différemment qu’ils sont différents, afin qu’ils  puissent passer aussi sereinement que possible à l’étape suivante.

En ce qui concerne l’effet Rosenthal, de savoir qu’il existe et d’en être conscient est une chose essentielle, mais si cela permet d’en atténuer les effets, je ne pense pas qu’on puisse l’annuler pour autant. Tout comme l’enfant est un être unique et social pris dans des relations, le professeur l’est également avec tous les effets que cela cause. Utiliser des ordinateurs pour enseigner aurait des effets plus néfastes encore que l’effet Rosenthal. Il sera toujours plus facile d’avoir un passé de bon élève, venant d’une famille de bons élèves, avoir un bagage extrascolaire culturel important, d’avoir sa place dans les trente pourcent d’élèves considérés comme bons, d’être une fille, d’avoir un beau visage, d’être grand, d’avoir une silhouette sportive, d’être épanouie, d’avoir des facilités pour prendre la parole, d’être un leader populaire, d’avoir le sens de l’humour, de l’effort et de la répartie, etc. Si toutefois on pouvait trouver tout cela en même temps chez le même enfant, on ne pourrait pas le lui interdire, puisque cela voudrait dire que l’on interdit le droit à la différence à tous les autres également.

L’effet Rosenthal, comme d’autres effets ou biais encore sont à atténuer au maximum, mais si l’on arrivait à imaginer une école sans échec scolaire (non pas sans évaluation ou performance) ce qui resterait de ces effets n’auraient plus autant de pouvoir destructeur.

 

Mickey ParSi(s)Parla

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