Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...
Je pense que ces dernières décennies nous avons vu ou (subi) en France de nombreux changements au niveau politique, technologique, économique, sociétal, relationnel entre générations, etc. Face à ces changements, notre société semble s’être figée sur ses valeurs acquises lors de mini révolutions (5ème république, mai 68) qui lui ont permis de se réadaptée assez justement à sa propre réalité d’alors, en résultèrent les trente glorieuses. Aujourd’hui, la France ne semble plus être en équilibre, et de nombreuses fractures se dessinent : le peuple avec la politique, les jeunes générations avec les générations adultes et encore avec les générations seniors, l’économie locale avec l’économie globale, les niveaux socio-économiques entre eux, les progrès de la science avec le conservatisme, etc. Nous semblons être dans une phase d’immobilisme, nous campons sur nos positions, et tout ce que nous semblons être capables de mettre en place sont des béquilles qui bien qu’elles soulagent un peu, ne font qu’accentuer le décalage. Au lieu de nous épanouir vers l’avenir, nous cultivons une angoisse de celui-ci en regardant le passé comme la seule solution qui nous est acceptable. Pour un système scolaire que tout le monde semble condamné, créateur d’échec scolaire et stigmatiseur de classes sociales, nous nous y accrochons, essayant en vain d’y coller des pansements qui apaisent à court terme mais qui se montrent inefficace à long terme (ex : on rajoute des heures de soutient plutôt que se demander en quoi le système ne fonctionne pas, on revient à accentuer encore plus les apprentissages des mathématiques et du français alors que nos résultats dans ces matières sont inférieurs à la moyenne européennes. Mais n’avons-nous pas déjà plus d’heures de cours que la moyenne européenne, et n’avons-nous pas déjà un système centrée sur les mathématiques et le français ?). On pourrait se pencher de même sur les problèmes de la politique, de l’économie, des relations sociales et intergénérationnelles, et y voir les mêmes remèdes, et la même incapacité à être original, créateur, confiant dans l’avenir. Tout comme l’âge adulte n’est pas une fin en soi, la société, l’éducation, l’économie, etc. ne sont pas figés non plus. Il n’y a pas d’idéal à atteindre mais plutôt à tendre vers. De ce fait il ne peut exister de solution aux problèmes du présent dans nos actes passés, mais juste des expériences qui nous rendent moins ignorants pour avancer vers l’avenir. On peut se baser sur l’une ou l’autre philosophie pour nous inspirer une ligne de conduite, mais pour vivre il faut prendre les éléments, les expériences qui nous entourent, en faire une lecture intelligente, et être créatif et confiant pour les transformer en un pas en avant puis recommencer encore et encore.
Si ce que nous vivons actuellement ce sont des crises structurelles et non pas des dysfonctionnements et des erreurs de parcours, alors ce que nous voulons ce n’est pas retourner dans le passé, mais construire un avenir. Et si nous savons que nous ne pourrons jamais atteindre un état final, mais juste y tendre, alors nous ne devons pas craindre le changement mais y participer afin que notre voix soit entendue. Si nous voulons changer notre pays demain, alors nos convictions pourront être utile pour guider nos actes d’aujourd’hui (qui ne sont pas ‘’idéaux’’ parce qu’ils sont arbitraires : après avoir analysé le pour et le contre nous émettons un compromis).
Les droits de l’homme nous ont donné le droit d’exister en tant qu’individu, les différentes républiques nous ont donné la démocratie et de ce fait le droit de participer aux décisions, nos parents ont gagné le droit d’exister en tant que jeune et nous ont donné le droit d’exister en tant qu’enfant. Pourtant le système éducatif, qui a certes changé depuis celui imaginé par Condorcet, mais qui par la suite est resté fondamentalement conservateur, et semble être en constant retard pour préparer l’enfant au monde qui l’attend. Que se passerait-il si nous donnions l’occasion à une génération d’enfant de garder et de développer leur créativité, d’apprendre à apprendre, de faire le lien entre ce qu’ils apprennent à l’école et le monde dans lequel ils vivent, s’ils pouvaient vivre pleinement tous leurs apprentissages, développer leurs talents équitablement, être différents parce qu’évalués différemment, n’avoir pas peur de l’avenir parce que nous avons relier le passé à leur présent (et non pas en rupture), parce que nous leur laissons le droit d’inventer leurs futur, parce que nous leur avons enseigner les sciences pour qu’ils puissent comprendre le monde réel au quotidien et se l’approprier pour le futur, parce que nous avons arrêté de les culpabiliser d’être plus libres et plus ouverts vers le monde que nous étions. Que se passerait-il lorsqu’ils deviendraient acteurs de la société, de l’économie, de l’éducation, des relations sociales, etc. ?
Mickey ParSi(s)Parla