Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...
Il existe plusieurs façons de voyager, plusieurs façons de découvrir un pays : on peut voir, observer, écouter, entendre, sentir, respirer, goûter, se délecter, toucher, effleurer ; j’ajouterai ressentir et échanger.
Bien évidemment, elles se mélangent et se complètent, mais quelquefois il est essentiel de privilégier l’une ou l’autre.
Je suis sur la terrasse de ma chambre, le vent souffle légèrement et se durcit par de petites rafales humides annonçant un orage de la saison des pluies. Il est agréable et me rafraîchit en m’effleurant la peau, après une journée chaude tropicale.
Je suis assis sur la terrasse de ma chambre, je ferme les yeux bercé par le chant des oiseaux de l’hôtel, dans leurs cages d’osier, ils s’échauffent la voix pour un prochain concours ! Le craquement des branches et les feuilles qui battent l’air tel des étendards dressés, prennent le relais le temps d’une bourrasque.
Un peu plus loin, dans la cours d’à côté, les cris des coqs combattants résonnent. Les cris s’amenuisent jusqu’à disparaître, un court instant avant de repartir de plus belle.
Je suis assis sur la terrasse de ma chambre, je vois arriver de loin de gros nuages de pluie ; ils avancent, sombres et déterminés. Le ciel se colore de rose, filtrant la lumière de fin de journée. Les matières qu’elle touche se tintent de chaleur.
La végétation s’anime au gré du vent, les grands palmiers dansent un balai indonésien, les feuilles imitent le jeu de main des danseuses. Le rose du ciel laisse place au jaune, mais pas longtemps : le rouleau de nuages sombre se rapproche dangereusement.
Je suis assis sur la terrasse de ma chambre, le parfum de l’encens flotte dans l’air se consumant dans le temple de la cour de l’hôtel ou peut-être de celui d’à côté.
Le vent transporte par brises le parfum des fleurs, une odeur colorée, sucrée, aussi éphémère que le rythme du vent et aussi redondante que la constance de son souffle.
Mais, une autre effluve imprègne mon nez, de plus en plus forte, je peux déjà sentir la pluie qui se rapproche.
Mickey ParSi(s)Parla