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Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...

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Election pestilentielle

     Nous ne sommes pas dans une cour de récréation, où quelques leaders se battent en duel pour rallier le plus grand nombre d’écoliers à leur bande de bras cassés. La guerre des boutons, au moins c’était rigolo, et puis on était des gosses, et puis on avait la vie devant nous qui nous souriait.

     Alors ils utilisent des grands mots tout petits, des mots qui font peur se trompant d’ennemis, des mots qui blessent par ce qu’ils sont sous la ceinture. Il y a les formules criées bien fort le bras tendu, mais ça fait longtemps qu’il n’y a plus rien de révolutionnaire dans ce qui est dit. Che Guevara, Malcom X, Smith et Carlos à Mexico ont changés des choses parce qu’ils se battaient pour une cause plus grande qu’eux, quitte à en perdre la vie. Il ne suffit pas d’avoir un ennemi dans la ligne de mire pour seule vision, sinon on finit toujours par regarder derrière soi, désœuvré par l’avenir.

       Quand ils se prennent pour des dieux, au paroxysme du narcissisme, qu’ils se vendent tout-puissants, celui par qui tout peut changer, l’élu, non pas du peuple mais du désarroi de celui-ci, quand ils laissent croire qu’ils sont au-dessus des hommes, des lois, du monde, qu’ils viendront au secours de toute individualité, parce qu’ils le veulent c’est promis, oubliant que ça fait longtemps que le bon plaisir du roi a été guillotiné avec lui. Alors, ces menteurs éhontés, ces manipulateurs véreux, ces vendeurs de rêves périmés, ces faiseurs de miracles procrastinés, ces révolutionnaires du dimanche au salon de thé, ces redresseurs de pacotilles, ces justiciers de la boite électorale, ces dynamiteurs d’engagements, ne doivent pas oublier que la cause est plus grande qu'eux, quitte à en perdre la vie.

     Pour devenir président il ne faut plus apprendre à faire de la politique, mais apprendre à lire une courbe de statistique. Et puis il faut savoir cuisiner, une pincée de ci, et encore une pincée de ça, et si ce n’est pas bon, on laisse un peu mijoter, s’il le faut on arrosera le tout avant de flamber.

     Alors ils brandissent des demi-vérités labélisées, des contre-vérités maquillées, des vérités décontextualisées, des vérités d’ailleurs, des vérités d’avant, des vérités qui masquent la réalité, des vérités qui ferment les yeux, des vérités fermentées, des vérités dogmatiques presque religieuses, des vérités qui divisent, des vérités qui isolent, des vérités qui camouflent, des vérités partielles, partiales, partisanes, paternalistes, passées, pansées, pastiches, bref, des vérités qui n’ont plus de sens, plus de lien, plus de cohérence, plus d’avenir.

     Mais arrêtons d’en vouloir à ces pauvres hommes politiques : nous les créons, nous les guidons, nous les élisons, nous les faisons vibrer, et enfin nous les faisons roi. Et quelques fois, j’ai l’impression que s’il y a un dieu, c’est le peuple lui-même, parce que nous les avons fait à notre image.

     Le roi est mort, vive le roi.

Mickey ParSi(s)Parla

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E
Oui, on dit que les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent, c'est dire si les Français sont tombés bien bas!
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