Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...

Publicité

Vive les carnets.

     Pages blanches sans valeurs, où l’exiguïté de l’espace ainsi qu’une qualité médiocre de papier, ne nous donnent aucun scrupule à y poser quelques idées spontanées sans construction réfléchie, des idées qui peut-être nous ont effleurées comme le vent, aussi agréables, qu’oubliées l’instant d’après.

     Le carnet n’exige rien, il n’a ni conscience, ni tabou ; il peut tantôt être déraisonnable, tantôt plein de principes. Il crée les révolutions de l’esprit ou bien gère les ménages.

     Quelquefois il est le confident et à d’autres l’exutoire, mais jamais il ne se vexera d’un numéro de téléphone ou d’une liste de courses.

     Le carnet se porte dans la poche avant de sa chemise, dans le fond du sac ou dans la boite à gants. Il endure orage, poussière, maltraitance de toute sorte, parce que, n’ont de valeur que les idées qu’on y pose. Les intempéries lui confèrent une sorte de vécu, une place dans le temps qui passe.

     C’est dans le temps que le carnet prend toute sa valeur. Le carnet est le prolongement de la mémoire, une sorte de disque dure externe qu’on peu consulter quand l’envie nous prend de le rouvrir.

     Contrairement à notre mémoire qui a besoin d’un contexte pour extraire une connaissance, le carnet est autonome; et lorsque la mémoire restitue des idées qui ont évolué, qui sont floues ou encore travesties par d’autres données, le carnet reste fidèle à lui-même. Bien évidemment il acceptera, quelques pages plus loin, tout revirement de position, toute nouvelle vérité.

     Le carnet a la mémoire longue, le temps qui passe lisse les extrémités de nous-mêmes par le mécanisme de la conscience, le carnet ne répond à aucun précepteur, il ne craint pas d’être marginal.

     Le carnet nous permet de nous rappeler qu’un jour nous aussi, nous avons pensé différemment, qu’un jour nous aussi nous étions des révolutionnaires.

     Alors pauvres sont ceux qui ne connaissent pas la joie de rouvrir un vieux carnet.

 

Mickey ParSi(s)Parla

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article