Slam, prose, poème et coup de gueule, juste pour écrire ce que l'on pense, ce que l'on vit parce que le dire serait top compliqué ou trop fastidieux...
Assis à l’arrière d’un pick-up, avec pour œillère une bâche couvrant les côtés et le toit, je découvrais le Honduras au passé.
Nous ne pouvions appréhender le futur et nous vivions le présent sans le voir. Le pays défilait derrière nous en se jetant à nos yeux sans logique. Routes de terre cabossées avec image différée, coucher de soleil qui un peu plus tôt illuminait notre route.
Pluie torrentielle – gouttes dont nous avions échappé –, pont en bois exigu avec vertige différé. Villages et restaurants dont nous ne pouvions espérer que quelques odeurs. Haie d’honneur de lucioles sur le bas côté, saluant notre départ et non notre arrivée.
Visages étonnés d’honduriens nous découvrant depuis leurs vélos sans avoir eu le temps de nous voir en étrangers.
Un moment d’intimité avec le Honduras, assis à l’arrière d’un pick-up.
Mickey ParSi(s)Parla